Le discours inaugural de John Fitzgerald Kennedy : « ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. » (texte + vidéo)

Vendredi 20 janvier 1961. Après avoir prêté serment, le tout nouveau président des États-Unis John Fitzgerald Kennedy prononce son discours d’investiture… Comportant 1364 mots, le discours a duré (hors applaudissements) 13 minutes et 59 secondes, ce qui en fait le quatrième discours inaugural le plus court d’un président américain. Pour autant, il est considéré comme l’un des meilleurs discours de ce type de l’histoire américaine.

La phrase qui passée à la postérité ? « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. »

Discours inaugural de John Fitzgerald Kennedy
Texte intégral – vendredi 20 janvier 1961

Nous célébrons aujourd’hui non pas la victoire d’un parti, mais celle de la liberté, qui symbolise aussi bien une fin qu’un commencement, et qui marque le renouveau et le changement. Car je viens de prêter solennellement serment devant vous et devant Dieu tout-puissant, comme nos aïeux l’ont fait il y a près de 175 ans.

Aujourd’hui, le monde est très différent. L’homme détient entre ses mains mortelles le pouvoir d’abolir toute forme de pauvreté humaine et toute forme de vie humaine. Et pourtant, les mêmes convictions révolutionnaires, pour lesquelles nos aïeux se sont battus, sont toujours en jeu dans le monde entier, notamment la certitude que les droits de l’homme n’émanent pas de la générosité de l’État, mais de la main de Dieu.

Nous ne saurions oublier aujourd’hui que nous sommes les héritiers de cette première révolution.

Que tous, amis comme ennemis, sachent dès aujourd’hui et en ce lieu que le flambeau a été transmis à une nouvelle génération d’Américains, née en ce siècle, tempérée par les combats, disciplinée par une paix difficile et amère, fière de son héritage ancien, et refusant d’assister et de laisser place à la lente décomposition des droits de l’homme pour lesquels cette nation s’est toujours engagée, et pour lesquels nous nous engageons aujourd’hui dans notre pays et dans le monde entier.

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Storytelling à l’égyptienne : le discours du président Gamal Abdel Nasser à propos de ses négociations avec les Frères musulmans au sujet du voile

Ayant survécu à l’attentat perpétré en 1954 contre lui, le président égyptien Gamal Abdel Nasser raconte à un large auditoire sa négociation avec les Frères musulmans l’année précédente, quelques mois après sa prise du pouvoir avec un groupe d’officiers. Pendant ce discours qui semble improbable aujourd’hui, Nasser fait rire la salle en expliquant que ces energumènes voulaient rien moins que voiler toutes les femmes égyptiennes. Une belle leçon de storytelling.

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« Discours du Manager » est disponible en ligne et dans toutes les bonnes librairies !

Nous sommes le 15 octobre et c’est le grand jour : Discours du Manager est disponible en ligne et dans toutes les bonnes librairies aujourd’hui !

Il s’agit là de mon quatrième livre, dont vous pouvez parcourir…

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de le faire, j’en profite pour vous inviter à lire la Signature en Politique, un essai documentaire paru chez L’Harmattan en juin 2012 et dont vous pouvez notamment retrouver une recension rédigée par Yolaine Vuillon pour Nonfiction.

J’espère que l’ensemble vous plaira, et je vous laisse en découvrir les différents éléments de couverture…

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Discours du Manager – Introduction : parler, écrire, penser, agir

[Ce texte est un extrait de mon livre : »Discours du Manager : comment écrire un discours, parler en public et devenir un leader« … N’hésitez pas à vous en procurer un exemplaire sur Amazon !]

 

Discours du Manager
comment écrire un discours, parler en public et devenir un leader
 

Introduction : parler, écrire, penser, agir

 

Qui a dit que seuls les écrits restaient ? Martin Luther King, Aristide Briand, Winston Churchill, John Fitzgerald Kennedy, Steve Jobs… Nombreux sont les grands orateurs dont la célébrité est autant liée à une biographie exemplaire qu’à un discours entré dans l’histoire. De l’art ancestral de la rhétorique aux techniques modernes du storytelling, prendre la parole en public a toujours été une compétence-clé des leaders et des managers, et la tendance n’est pas prête de s’inverser ! Pour une raison ou pour une autre, la vie professionnelle et médiatique donne de plus en plus de valeur à l’intervention orale plutôt qu’à la prestation écrite. Qu’il s’agisse de mener une négociation stratégique, de lancer un nouveau service ou plus simplement de souhaiter une bonne année à ses collaborateurs, la communication orale est partout. L’éloquence est donc devenue une compétence essentielle et discriminante.

La mauvaise nouvelle, c’est que vous avez probablement des progrès à faire dans ce domaine (sinon vous n’auriez pas acheté ce livre…). La bonne nouvelle, c’est que l’aisance oratoire n’est pas un don du ciel et qu’elle est généralement le résultat d’une volonté personnelle. Si les hommes politiques et les grands patrons font appel à des conseillers et des coachs pour améliorer leur compétence orale, il y a sans doute une raison… Vous pouvez donc faire comme eux : progresser pas à pas pour atteindre l’excellence.

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Ecrire un discours et parler en public, la leçon de storytelling de Steve Jobs : le discours de Stanford (texte intégral + vidéo)

Difficile de parler de l’art du discours sans évoquer un maître du genre : Steve Jobs, le légendaire fondateur d’Apple. A la fois entrepreneur, manager et directeur artistique, ce communiquant hors-pair tire notamment sa popularité de ses fameuses keynotes ; chacune d’entre elles était un véritable show, minutieusement préparé.

Lors de chacune de ces conférences, Steve Jobs entrait en scène et racontait une histoire, généralement un élément de sa propre biographie. Dans une atmosphère très théâtrale, il abordait un thème général (la musique, la télévision, la téléphonie…) pour expliquer que les produits existants sur le marché fonctionnaient bien, mais que tout de même, ils n’étaient pas vraiment suffisants. Faisant monter le suspense en se demandant comment on pourrait faire mieux, il dévoilait alors son nouveau produit. Effet garanti !

Lorsque Steve Jobs intervenait publiquement, c’était toujours pour raconter une histoire, et c’était toujours le succès assuré. Je ne résiste pas à l’envie de vous livrer l’intégralité du célèbre « discours de Stanford » de 2005. Invité à faire un discours lors de la cérémonie de remise des diplômes aux étudiants de cette prestigieuse université, le gourou d’Apple a simplement raconté trois histoires : son abandon de l’université, son renvoi de sa propre entreprise, le diagnostic de son cancer. Sa conclusion ? « Soyez insatiables, soyez fous. »