Fasting et diabète : le jeûne intermittent peut-il vous rendre diabétique ?

Fasting et diabète : le jeûne intermittent peut-il vous rendre diabétique ?

 
Tout comme le fasting consiste à jeûner par intermittence, il provoque un intérêt médiatique par intermittence, pour le meilleur ou pour le pire. Tantôt remède miracle contre le surpoids et tous les problèmes de santé, tantôt pratique à risque qu’il vaudrait mieux éviter.

Ces temps-ci, les articles de presse qui évoquent le jeûne intermittent s’attardent sur « le nouveau danger du jeûne », à savoir qu’il provoquerait le diabète. Cette idée est tirée d’un reportage à sensations, qui utilise des informations glanées lors d’une conférence… mais qui n’ont pas de réel fondement scientifique, puisque l’expérience évoquée n’est pas une étude publiée.

D’ailleurs, si on s’attarde sur le contenu de cette étude, on constate au moins trois choses :

  • Il s’agit d’une expérience sur des rats et non des humains
  • Les tests ne mesuraient pas réellement si les rats étaient devenus diabétiques
  • Jamais il n’est fait mention d’un groupe de contrôle

Partant de là, même s’il faut garder à l’esprit que j’ai assurément un préjugé sur le sujet, je ne peux qu’être sceptique sur les conclusions rapportées. Et je ne suis pas le seul puisque les scientifiques spécialistes du sujet pensent qu’elles sont (largement) contestables.

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L’impact du petit-déjeuner sur le risque cardiaque, ou comment une étude de Harvard peut vous faire croire vraiment n’importe quoi (à cause d’un article bidon)

On a tous été élevés de la même manière, pas vrai ? Le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée. Point final, il n’y a pas à discuter. Pourtant, rien, mais vraiment rien, ne prouve que ce principe est fondé scientifiquement. Oh, je sais bien, on a tous lu un article dans un magazine (mais lequel ?) qui parlait de cette étude (mais laquelle ?) qui établit une corrélation entre le fait de bien manger le matin et de moins manger ensuite. Je répète : une corrélation.

Attention, je ne vous dis pas d’oublier le petit-déjeuner. Mais rien ne doit non plus vous forcer à en prendre un. L’important, c’est de trouver une façon de manger qui corresponde à vos envies et vos besoins, et surtout qui corresponde à votre mode de vie. Certains ont vraiment du mal à manger le matin, et il n’y a aucune raison de les forcer à commencer la journée par quelque chose de désagréable. D’autres trouvent que bien manger le matin leur évite de grignoter le reste de la journée, et il serait donc bien dommage de se priver d’un tel effet de régulation de l’appétit.

Mais de grâce, cessez de penser que le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée. Tous les repas sont les plus importants de la journée : vos choix alimentaires sont bien plus importants que l’heure à laquelle vous mangez.

Et cessez de croire tout ce que vous pouvez lire dans les magazines et sur Internet, ou alors essayez de décortiquer l’article en regardant la référence scientifique qui va avec. Vous voulez un exemple ? Prenons ce magnifique article du Huffington Post daté du 22 juillet 2013, qui nous explique que ne pas prendre de petit-déjeuner augmente le risque de crise cardiaque. Carrément. N’ayons pas peur d’effrayer le lecteur.

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Vous êtes un junkie confirmé, un cancéreux en devenir et un asthmatique en puissance : 3 raisons suffisantes pour arrêter la junk-food, surtout si votre cerveau vous dit que c’est de la cocaïne (et de la bonne !)

Impossible de vivre sans votre Big Mac ou votre kebab-frites ? Mauvaise nouvelle : vous êtes à peu près un junkie. Et ce n’est pas une métaphore, puisque la malbouffe provoque vraiment une dépendance semblable à celle provoquée par les drogues. Ainsi que de l’asthme. Et le cancer.

Votre menu best-of est un sachet de coke

Plusieurs études montrent que des rats gavés de bacon, de saucisses, de glaces et de chocolats ont présenté des comportements physiologiques et comportementaux en tout point semblables aux rongeurs rendus accros à la morphine. La morphine. Un alcaloïde de l’opium utilisé comme analgésique, vous voyez de quoi je parle ?

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